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Les matériels électriques ne peuvent être installés en atmosphères explosibles, que s'ils sont conçus et fabriqués conformément aux modes de protection définis par la série des normes EN 60079-xx , et s'il leurs a été délivré un certificat de conformité par un laboratoire notifié (Deux laboratoires en France : INERIS, LCIE).

Les modes de protection visent à maîtriser les risques en utilisation normale et en cas d'anomalies électriques quelconques, pour ce qui concerne l'inflammation de l'environnement gazeux par une surface chaude (risque échauffement), l'explosion du gaz par une étincelle d'origine électrique (risque étincelle) ou de décharge d'électricité statique, et toutes situations ou conditions pouvant mener à ces cas.



Quatre zones sont définies d'après la probabilité de présence d'une atmosphère explosible, depuis la "zone 0" (probabilité forte ou présence continue) à la "zone sûre" (probabilité nulle ou quasi nulle), et les deux zones intermédiaires que sont les "zone 1" et "zone 2". En "zone sûre" aucun mode de protection n'est demandé, il s'agit de notre espace de vie neutre et quotidien qualifié de "hors ATEX".


Zones ATEX

Les modes de protection exigés dépendent de la zone d'installation, les plus contraignants étant demandés pour la "zone 0". Un matériel certifié pour une zone ne peut jamais être installé dans une zone de réglementation plus sévère ; l'inverse étant implicite. Une partie d'un matériel peut être installée dans une zone et une partie dans une autre, comme par exemple un capteur en "zone 0" et son système d'acquisition en "zone 1" voire en "non ATEX". Dans ce cas les différentes parties du matériel combinent des modes de protection adaptés aux zones où elles sont installés et aux types de connexions entre elles.


Suivant le gaz susceptible d'être rencontré en cours d'utilisation, le matériel est certifié en rapport à un groupe de gaz. Les normes définissent 3 groupes de gaz selon la sensibilité au risque étincelle : IIA, IIB, IIC. Le groupe IIB est fréquemment utilisé en standard, tandis que le groupe IIC comprend 4 gaz supplémentaires (ou équivalents) hautement réactifs dont l'hydrogène.


Tous les gaz ne s'enflammant pas aux mêmes températures, six classements en température de T1 à T6 définissent les températures maximales de surface, T6 étant le plus contraignant. Le classement en température détermine la température maximale pouvant être atteinte par toute surface en contact avec l'atmosphère explosible, boîtier ou composant électronique, dans les conditions les plus défavorables d'anomalies électriques et de température ambiante. A noter toutefois, que pour les petits composants les normes admettent des températures de surface supérieures aux valeurs définies ci-dessous.



  Groupe IIA Groupe IIB Groupe IIC
T1 : 450°C Méthane, Propane, Ammoniac, ...   Hydrogène
T2 : 300°C Butane, ... Ethylène, ... Acétylène
T3 : 200°C Kérosène, ... H2S, ...  
T4 : 135°C      
T5 : 100°C      
T6 : 85°C     Disulfure de carbone
Tableau des gaz et vapeurs les plus caractéristiques



En matière de développement ATEX, le principe du "qui peut le plus, peut le moins" peut être une grosse erreur. Il est en effet autrement plus délicat de réaliser un matériel pour le groupe IIC que pour le groupe IIB, de même en ce qui concerne les contraintes du classement en température. Il convient donc de soigneusement déterminer dès le départ, la zone d'installation, l'environnement climatique, le groupe de gaz et le classement en température, en fonction de la destination de l'équipement pour éviter toute complication de développement et de protection aussi inutile que coûteuse.